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Genèse de "Pierres d'églises"

 

 

C'est dans le cimetière de Molins-sur-Aube, où sont enterrés mes grands-parents, que cette histoire commence.

Au cours d'une visite en famille, en amateur de vieilles pierres, j'observai les murs de l'église : la couleur, la matière, briques rouges, craie, amalgames divers, ciment...

Soudain, mon regard est attiré par une marque en forme de croix, mais l’érosion sur le mur situé au nord a pratiquement tout effacé.

 

Je me rapproche, je regarde plus attentivement.

 

 

 

 

 

C'est alors que de pierre en pierre les détails s’enchaînent : des croix, des rosaces, des spirales, des échelles, des signes venus d'une autre époque.

Les notes et dessins des sculpteurs, les cotes et repères des maçons laissent place à des débuts de signatures, comme des graffiti de l’ancien temps.

Les dates se mélangent : 1815, 1763, 1911..., et les noms aussi : Thiéblemont, Blanchet, Vitry..., et enfin, à côté de la sacristie, un mur entier en pierre de craie, et sur toutes les pierres, des signes, des traces, marques du passage des anciens.

 

La série "Pierres d'églises" venait de commencer.